Important : le présent guide fournit uniquement des informations générales valables au 16 août 2026 ; la situation pouvant évoluer, il est recommandé de solliciter un avis juridique. Cette note ne constitue en aucun cas un conseil juridique, en matière d’immigration ou fiscal ; les conditions requises, les frais, les formulaires et les procédures de prise de rendez-vous peuvent varier en fonction de la nationalité du demandeur, de son lieu de résidence légale et du consulat espagnol compétent. Les demandeurs doivent toujours vérifier les instructions en vigueur publiées par le consulat espagnol compétent pour leur demande.
Qu’est-ce qu’un visa à but non lucratif ?
Le visa de séjour à but non lucratif espagnol (NLV) est destiné aux ressortissants de pays ne faisant pas partie de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ni de la Suisse, qui souhaitent résider en Espagne sans exercer d’activité professionnelle.
Ce dispositif est couramment utilisé par les retraités et les demandeurs financièrement indépendants qui peuvent subvenir à leurs besoins grâce à une pension, à des revenus d’investissement, à leur épargne ou à d’autres ressources jugées acceptables. Le demandeur doit justifier de moyens suffisants et garantis pour couvrir ses frais de subsistance en Espagne pendant la période initiale de séjour.
Ce visa ne constitue pas une autorisation générale de travail. Il ne permet généralement pas d’exercer un emploi salarié, une activité indépendante ou une activité professionnelle en Espagne. Les demandeurs qui ont l’intention de travailler à distance devraient plutôt se renseigner sur le dispositif espagnol de télétravail international, ou « visa de nomade numérique ».
Les ressortissants de l’UE, de l’EEE et de la Suisse n’ont généralement pas besoin d’un visa à but non lucratif. Ils bénéficient de règles européennes distinctes en matière de libre circulation et de séjour, même s’ils peuvent être amenés à accomplir des formalités d’enregistrement s’ils résident en Espagne pendant plus de trois mois.
Ce visa nécessite-t-il d’être propriétaire d’un bien immobilier ?
Non. Les demandeurs ne sont pas tenus d’acquérir un bien immobilier en Espagne pour pouvoir prétendre à un visa sans but lucratif.
Un demandeur peut être propriétaire d’un bien immobilier, être locataire d’un logement ou fournir tout autre justificatif de logement accepté par le consulat espagnol compétent. Il convient de vérifier les justificatifs exacts requis en vous référant à la liste de contrôle consulaire en vigueur.
L’achat d’un bien immobilier ne confère pas en soi le droit d’obtenir le visa. À l’inverse, le fait de ne pas posséder de bien immobilier n’empêche pas un demandeur d’être éligible si toutes les autres conditions sont remplies.
L’ancien « Golden Visa »
Le visa à but non lucratif est distinct de l’ancienne voie d’accès réservée aux investisseurs, également appelée « Golden Visa », mise en place en Espagne.
L’ancienne voie d’investissement immobilier était assortie d’un investissement minimum requis de 500 000 € dans un bien immobilier espagnol. Les demandeurs ne doivent pas partir du principe que de nouvelles demandes peuvent être déposées dans le cadre de ce régime. Le traitement des autorisations existantes, des demandes en cours et des dispositions transitoires doit être vérifié au regard de la législation en vigueur et des directives officielles.
L’acquisition d’un bien immobilier ne devrait donc pas être présentée comme une condition supplémentaire pour la demande de visa non lucratif.
Exigences financières
La formule de l’IPREM
L’IPREM est un indicateur de revenus publics fixé chaque année par le gouvernement espagnol ; il sert à déterminer certains droits sociaux, notamment celui du visa à but non lucratif.
Le demandeur doit justifier de moyens financiers suffisants pour la période concernée, soit par le biais de revenus réguliers garantis, soit, lorsque les autorités l’acceptent, par un capital disponible suffisant. Le seuil minimum applicable est de 400 % de l’IPREM mensuel pour le demandeur principal, majoré de 100 % pour chaque membre de la famille l’accompagnant.
Les directives consulaires officielles pour Londres fixent le seuil minimum à 400 % de l’IPREM pour le demandeur, majoré de 100 % pour chaque membre de la famille dont le demandeur a la charge.
Le tableau suivant présente le calcul dans l’hypothèse où l’IPREM applicable s’élève à 600 € par mois :
| Demandeur ou groupe familial | Formule | Illustration du mois | Illustration annuelle |
|---|---|---|---|
| Demandeur principal | 400 % de l’IPREM | 2 400 € | 28 800 € |
| Chaque personne à charge | 100 % de l’IPREM | 600 € | 7 200 € |
| Couple | 500 % de l’IPREM | 3 000 € | 36 000 € |
| Une famille de quatre personnes | 700 % de l’IPREM | 4 200 € | 50 400 € |
Il s’agit d’exemples de calcul basés sur un IPREM de 600 € par mois. Les demandeurs sont invités à vérifier l’IPREM applicable ainsi que les justificatifs requis au moment de leur demande. Les montants et les justificatifs exigés sont susceptibles d’évoluer.
Justificatifs financiers acceptables
En fonction du consulat et de la situation du demandeur, les pièces justificatives peuvent inclure :
- Relevés bancaires récents et attestations bancaires.
- Lettres d’attribution de pension ou relevés émis par l’organisme de retraite.
- Relevés d’investissement et de portefeuille.
- Justificatifs de revenus locatifs ou d’autres revenus réguliers.
- Épargne ou autres ressources financières facilement disponibles.
- Les pièces justificatives fiscales, le cas échéant.
- Pièces justificatives concernant les membres de la famille accompagnateurs.
Les documents doivent clairement identifier le demandeur ou le titulaire du compte, l’établissement financier ou le fournisseur de revenus, les dates concernées ainsi que le solde disponible ou les revenus.
Un prêt hypothécaire, une facilité de crédit ou une ligne de crédit non utilisée ne doivent pas être automatiquement considérés comme équivalents à des ressources financières disponibles. Les demandeurs doivent solliciter des conseils si leur demande repose en grande partie sur des fonds empruntés ou sur des placements complexes.
Les documents publics étrangers peuvent devoir être munis d’une apostille ou légalisés, sauf en cas d’exemption. Les documents qui ne sont pas rédigés en espagnol peuvent également nécessiter une traduction officielle en espagnol.
Assurance maladie
Le demandeur doit normalement disposer d’une assurance maladie privée ou publique émise par un assureur autorisé à exercer en Espagne et couvrant tous les risques pris en charge par le système de santé public espagnol. Le consulat de Londres précise également que la preuve de l’enregistrement d’un formulaire S1 auprès des autorités espagnoles de la Sécurité sociale est acceptée comme justificatif de couverture médicale. Les demandeurs doivent vérifier si leur formulaire S1 peut effectivement être enregistré et accepté avant de s’en prévaloir.
L’assurance privée doit couvrir les risques pris en charge par le système de santé public espagnol. Le demandeur doit vérifier attentivement les points suivants :
- Délais d’attente.
- Participations aux frais.
- Franchises et montants à votre charge.
- Exclusions.
- Restrictions relatives aux maladies préexistantes.
- Restrictions géographiques.
- La date d’entrée en vigueur et la durée de la police.
Le fait qu’un assureur déclare qu’une police est « conforme aux exigences en matière de visa » ne constitue pas, en soi, une garantie d’acceptation. Il convient de vérifier que le certificat d’assurance répond bien aux exigences en vigueur du consulat concerné.
Le coût des assurances varie considérablement en fonction de l’âge, des antécédents médicaux, de la taille de la famille, de l’assureur et de la couverture.
Casier judiciaire et certificat médical
Extraits de casier judiciaire
Les conditions publiées par le consulat de Londres stipulent que les demandeurs majeurs doivent fournir des extraits de casier judiciaire délivrés par le ou les pays dans lesquels ils ont résidé au cours des cinq dernières années. Ces documents doivent généralement être récents, et le consulat peut imposer une durée de validité.
Il se peut que les certificats doivent être munis d’une apostille ou légalisés, et accompagnés d’une traduction officielle en espagnol.
Une condamnation pénale n’empêche pas nécessairement le dépôt d’une demande, mais des infractions graves ou pertinentes peuvent avoir une incidence sur l’évaluation. Les demandeurs ayant un casier judiciaire sont invités à solliciter des conseils personnalisés en matière d’immigration avant de déposer leur demande.
Certificat médical
Les candidats doivent généralement présenter un certificat médical attestant qu’ils ne souffrent d’aucune maladie susceptible d’avoir des répercussions graves sur la santé publique, conformément au Règlement sanitaire international de 2005.
Le certificat doit respecter la formulation et la durée de validité acceptées par le consulat compétent. Il peut être nécessaire de le faire apostiller ou légaliser, puis de le faire traduire en espagnol.
Hébergement et compétence consulaire
Justificatif de logement
Les demandeurs doivent fournir une attestation de leur lieu de résidence en Espagne sous la forme acceptée par le consulat compétent.
Parmi les éléments de preuve possibles, on peut citer :
- Un titre de propriété relatif à un bien immobilier situé en Espagne.
- Un contrat de location.
- Tout autre justificatif officiel de logement accepté par le consulat.
- Pièces justificatives demandées par les services consulaires.
Ce guide ne contient aucune règle générale imposant à tous les demandeurs de fournir un contrat de location de trois mois ou une lettre d’invitation certifiée par un notaire. Les exigences en matière de documents peuvent varier d’un consulat à l’autre ; les demandeurs doivent donc se référer à la liste de contrôle en vigueur pour leur demande.
Il n’est pas nécessaire d’être propriétaire d’un bien immobilier. L’achat d’un bien immobilier ne doit pas être présenté comme une condition d’obtention du visa à but non lucratif.
Compétence consulaire
La demande doit normalement être déposée auprès du consulat espagnol compétent pour le lieu de résidence légal du demandeur.
Pour les demandes déposées au Royaume-Uni, les citoyens britanniques et les résidents éligibles sont invités à consulter les instructions consulaires espagnoles applicables. Les demandeurs non britanniques peuvent être amenés à fournir la preuve d’un titre de séjour britannique en cours de validité. Les documents du consulat de Londres font expressément référence à la preuve de résidence dans la circonscription consulaire et, pour les ressortissants non britanniques, à un titre de séjour britannique en cours de validité.
Procédure de candidature
Étape 1 — Vérifiez que vous vous adressez au bon consulat
Identifiez le consulat d’Espagne ou le centre de visas agréé compétent pour le lieu de résidence légal du demandeur.
Les demandeurs ne doivent pas partir du principe qu’ils peuvent déposer leur demande auprès de n’importe quel consulat espagnol. Les règles de compétence peuvent varier en fonction du lieu de résidence du demandeur, de sa nationalité et des dispositions consulaires locales.
Étape 2 — Préparer les documents
La demande comprend généralement :
- Un formulaire de demande de visa national dûment rempli et signé.
- Un formulaire EX-01 de demande de séjour à titre non lucratif, dûment rempli et signé.
- Un passeport en cours de validité.
- Une photo d’identité récente.
- Justificatif de domicile dans la circonscription consulaire.
- Justificatif de moyens financiers suffisants.
- Documents relatifs à l’assurance maladie.
- Un extrait de casier judiciaire, le cas échéant.
- Un certificat médical.
- Justificatif de logement, le cas échéant.
- Actes de naissance, de mariage ou documents attestant la situation de personne à charge pour les membres de la famille qui vous accompagnent.
- Apostilles ou légalisations, le cas échéant.
- Les traductions officielles en espagnol, le cas échéant.
- Justificatif du paiement des frais applicables.
Pour les demandes effectuées via Londres, le consulat de Londres précise que le passeport doit généralement avoir une durée de validité restante d’au moins un an, comporter au moins deux pages vierges et ne pas avoir été délivré il y a plus de dix ans.
Les candidats sont invités à consulter la liste de contrôle en vigueur, car les délais de validité des documents, les copies et les formats peuvent évoluer.
Étape 3 — Prenez rendez-vous
Le demandeur doit utiliser le système de prise de rendez-vous mis en place par le consulat espagnol compétent ou par son centre de visas agréé.
À Londres, les informations consulaires officielles orientent les demandeurs vers le centre de demande de visas BLS Espagne.
Les demandeurs se présentent généralement en personne. Il convient de vérifier la procédure applicable aux mineurs, aux personnes à charge et aux demandes familiales avant de prendre rendez-vous.
Étape 4 — Réglez les frais
Les frais de visa et d’autorisation de séjour varient en fonction de la nationalité, du consulat, du taux de change et de la date.
Les demandeurs britanniques sont invités à consulter le barème des frais en vigueur publié par le consulat d’Espagne à Londres ainsi que les frais pratiqués par BLS, par exemple.
Les frais liés à l’autorisation de séjour sont généralement associés au formulaire d’immigration espagnol n° 790, code 052. Les instructions consulaires de Londres indiquent aux demandeurs de remplir le formulaire correspondant pour l’autorisation initiale de séjour temporaire à but non lucratif.
Il convient de vérifier le montant des frais juste avant le rendez-vous, car les barèmes des frais consulaires peuvent être modifiés.
Étape 5 — Se présenter au rendez-vous
Le demandeur doit se présenter muni des documents originaux, des copies requises, des photographies, du justificatif de paiement ainsi que de toute traduction ou légalisation nécessaire.
Le consulat peut :
- Vérifiez l’identité et les documents du demandeur.
- Posez des questions sur le logement proposé.
- Demandez des éléments de preuve supplémentaires.
- Demandez un entretien complémentaire.
- Veuillez contacter les autorités ou les institutions concernées afin de vérifier ces informations.
Les demandeurs doivent fournir des réponses précises et cohérentes. Des documents incomplets, contradictoires ou périmés peuvent retarder le traitement de la demande ou entraîner son rejet.
Étape 6 — Attendez la décision
Le consulat rendra une décision conformément à la procédure juridique et administrative applicable.
Si la demande est rejetée, le demandeur doit lire attentivement la notification de rejet. Celle-ci doit indiquer les voies de recours disponibles ainsi que les délais applicables. La réponse appropriée peut prendre la forme d’un recours administratif, d’un recours judiciaire ou d’une nouvelle demande après correction du problème.
Il convient d’évaluer au cas par cas les voies de recours disponibles, notamment lorsque le refus porte sur des justificatifs financiers, l’assurance maladie, le casier judiciaire ou une prétendue inéligibilité.
Étape 7 — Voyage en Espagne
Si la demande est acceptée, le demandeur doit vérifier attentivement la vignette de visa, notamment :
- Les dates de validité.
- Le nombre d’entrées.
- La durée autorisée.
- Y a-t-il des remarques ou des conditions particulières ?
Le demandeur doit effectuer son voyage pendant la période indiquée sur le visa et suivre les instructions du consulat. La procédure de résidence n’est pas simplement « activée » par l’inscription à la mairie espagnole.
Étape 8 — Obtenir le TIE
À son arrivée, le demandeur doit prendre le rendez-vous nécessaire auprès du bureau habilité de la Policía Nacional afin de demander la TIE, ou carte d’identité d’étranger.
La date limite exacte et la procédure locale de prise de rendez-vous doivent être vérifiées dans les instructions relatives au visa et auprès du commissariat compétent. Le TIE est le document d’identité des résidents étrangers en Espagne.
Étape 9 — Finaliser l’enregistrement auprès de la commune
Il se peut également que le demandeur doive s’inscrire à la mairie compétente dans le cadre de la procédure d’empadronamiento.
L’« Empadronamiento » enregistre l’adresse municipale d’une personne. Il ne constitue pas en soi la source de l’autorisation de séjour. Le statut de résident découle de l’autorisation de séjour applicable et des documents qui s’y rapportent.
Renouvellement
Durée
L’autorisation de séjour temporaire initiale à but non lucratif est généralement accordée pour une durée d’un an.
Une autorisation temporaire renouvelée est généralement valable deux ans, sauf si la personne remplit les conditions requises pour bénéficier d’une autorisation de séjour de longue durée ou d’une autorisation de séjour de longue durée dans l’UE.
La progression habituelle pourrait donc être la suivante :
- Autorisation initiale : environ un an.
- Premier renouvellement : généralement deux ans.
- Deuxième renouvellement : généralement deux ans.
- Possibilité d’obtenir un titre de séjour de longue durée à l’issue de la période requise de résidence légale ininterrompue donnant droit à ce titre.
Cette progression n’est pas automatique. Chaque renouvellement doit satisfaire aux exigences légales applicables.
Conditions de renouvellement
La procédure officielle de renouvellement nécessite la présentation de pièces justificatives telles que :
- Un passeport en cours de validité.
- Le maintien de moyens financiers suffisants.
- Une assurance maladie adaptée.
- Paiement des frais applicables.
- Respect des conditions applicables en matière de résidence et d’absence.
- Justificatifs relatifs à la fréquentation scolaire des enfants en âge de scolarité obligatoire, le cas échéant.
- Tout autre document demandé par le service de l’immigration.
Le ministère de l’Inclusion précise que le titre de séjour temporaire renouvelé est valable deux ans, sauf si un titre de séjour de longue durée ou un titre de séjour de longue durée européen est approprié.
La demande de renouvellement est déposée en Espagne, généralement auprès de l’Oficina de Extranjería compétente ou par le biais de la procédure électronique agréée. Les demandeurs doivent respecter le délai légal de dépôt avant l’expiration du titre et toutes les règles relatives aux demandes présentées peu après ladite expiration.
Présence physique
La règle des 183 jours doit être appliquée avec prudence.
La présence physique peut être prise en compte dans le cadre du renouvellement, de la résidence de longue durée et de la résidence fiscale, mais il s’agit là de questions distinctes. Le demandeur doit conserver des justificatifs fiables de ses déplacements et de sa résidence, notamment ses passeports, ses justificatifs de voyage et tout autre document pertinent.
Les factures de services publics, les relevés bancaires et un certificat d’inscription au registre municipal peuvent étayer une demande, mais ne prouvent pas nécessairement que vous avez effectivement passé chaque jour en Espagne.
Les absences prolongées peuvent avoir des répercussions sur :
- Renouvellement de l’autorisation provisoire.
- Conditions d’éligibilité au titre de résident de longue durée.
- Conditions d’accès à la nationalité espagnole.
- Résidence fiscale en Espagne.
- Accès à d’autres droits ou avantages.
Les demandeurs qui prévoient de passer de longues périodes hors d’Espagne devraient se renseigner avant leur départ.
Résidence de longue durée
À l’issue de la période requise de résidence légale ininterrompue — généralement de cinq ans —, un demandeur peut être autorisé à déposer une demande de permis de séjour de longue durée.
L’éligibilité n’est pas automatique du simple fait que cinq années civiles se sont écoulées. Il convient d’examiner les antécédents du demandeur en matière d’immigration, la continuité de sa résidence, ses absences, ses pièces justificatives ainsi que d’autres conditions prévues par la loi.
Le titre de séjour de longue durée peut offrir un statut plus stable, mais il reste soumis aux règles en vigueur concernant les absences, le renouvellement de la carte physique et la perte éventuelle de ce statut.
Nationalité espagnole
Durées générales de résidence
L’obtention de la nationalité espagnole par résidence ne se limite pas à la simple détention d’un titre de séjour pendant un nombre d’années déterminé.
En règle générale, le demandeur doit démontrer :
- Une résidence continue et légale immédiatement avant le dépôt de la demande.
- Un comportement civique exemplaire.
- Une intégration suffisante dans la société espagnole.
- Respect de la procédure officielle de nationalité.
- Réalisation des formalités d’inscription définitive et de prestation de serment si la demande est acceptée.
Les directives officielles du gouvernement énumèrent les périodes de résidence principale suivantes :
- Dix ans : règle générale.
- Cinq ans : personnes ayant obtenu le statut de réfugié.
- Deux ans : les ressortissants des pays d’Amérique latine, d’Andorre, des Philippines, de la Guinée équatoriale ou du Portugal, ainsi que les personnes d’origine séfarade.
- Un an : certaines catégories spécifiques, telles que les personnes nées en Espagne, les personnes mariées à un ressortissant espagnol depuis au moins un an sans séparation légale ou de fait, ainsi que certains demandeurs dont les parents ou grands-parents sont espagnols.
La période de séjour doit correspondre à un séjour valable au sens de la législation espagnole en matière d’immigration. Le temps passé en Espagne en tant que visiteur ou sous un statut d’immigration qui n’est pas considéré comme un séjour légal ne peut pas être pris en compte aux fins de l’obtention de la nationalité.
Examens de langue et d’intégration
Les candidats devront éventuellement passer des examens organisés par l’Instituto Cervantes portant sur :
- Connaissances de l’espagnol, généralement attestées par l’examen DELE.
- Connaissances constitutionnelles et socioculturelles de l’Espagne à travers l’examen du CCSE.
Ces règles prévoient des dérogations et des dispositions particulières. Les directives officielles du gouvernement précisent, par exemple, que les ressortissants des pays hispanophones sont dispensés des épreuves d’espagnol.
Les candidats sont invités à vérifier les conditions d’examen en vigueur ainsi que les éventuelles dérogations avant de s’inscrire.
Double nationalité
L’affirmation selon laquelle tout candidat retenu doit renoncer à sa nationalité d’origine est erronée.
Cette condition dépend de la nationalité du demandeur et de la législation espagnole applicable. Les directives du gouvernement espagnol précisent que les ressortissants des pays ibéro-américains, d’Andorre, des Philippines, de la Guinée équatoriale et du Portugal, ainsi que les demandeurs séfarades d’origine espagnole remplissant les conditions requises, ne sont pas tenus de satisfaire à l’obligation de renonciation au même titre que les autres demandeurs.
Les demandeurs doivent se renseigner sur les règles en matière de nationalité spécifiques à leur citoyenneté actuelle. L’incidence de la nationalité espagnole sur la nationalité d’origine de la personne est également régie par la législation de ce pays d’origine.
Les membres de la famille
Les conjoints, les partenaires non mariés reconnus, les enfants et les autres membres de la famille remplissant les conditions requises peuvent être autorisés à présenter une demande en tant que membres de la famille accompagnants, sous réserve des définitions juridiques applicables et des règles en matière de charge.
Chaque membre de la famille peut avoir besoin de :
- Formulaires de candidature.
- Passeport et photos d’identité.
- Actes de naissance ou de mariage.
- Casier judiciaire ou documents médicaux, le cas échéant.
- Justificatifs d’assurance maladie.
- Justificatifs financiers.
- Apostilles, légalisations et traductions.
Le montant du montant requis augmente normalement de 100 % de l’IPREM pour chaque membre de la famille à charge, sous réserve des règles applicables.
Les enfants majeurs et les parents à charge ne doivent pas être considérés comme automatiquement éligibles. Il peut être nécessaire de justifier de la situation de dépendance, de l’âge, de la situation familiale et d’autres conditions légales.
Travail et activités à distance
L’emploi en Espagne
Le titre de séjour à but non lucratif ne constitue pas un permis de travail général.
Un demandeur ne doit pas accepter un emploi en Espagne, s’inscrire en tant qu’indépendant ou exercer une activité professionnelle en Espagne en partant du principe que le visa à but non lucratif l’y autorise.
Une autre voie d’immigration pourrait s’avérer nécessaire pour :
- Emploi au sein d’une entreprise espagnole.
- Activité indépendante.
- Services professionnels.
- Activité commerciale.
- Le télétravail pour un employeur étranger.
- Travail en freelance pour des clients étrangers.
Revenus locatifs et revenus d’investissement
Les pensions, les revenus d’investissement et certains revenus locatifs peuvent être pris en compte dans l’évaluation financière, mais leur traitement dépend de la nature de ces revenus et de l’implication du demandeur.
Une activité de location saisonnière gérée de manière active ne devrait pas être automatiquement assimilée à des revenus locatifs à long terme. Les points à prendre en compte peuvent notamment être les suivants :
- Le rôle du candidat dans la gestion quotidienne.
- Recours à des gestionnaires immobiliers ou à des agents immobiliers.
- Régime fiscal espagnol.
- Licences touristiques régionales.
- Restrictions locales concernant l’hébergement de courte durée.
- Que l’activité présente un caractère commercial ou professionnel.
Les demandeurs sont invités à solliciter des conseils en matière d’immigration et de fiscalité avant de compter sur des revenus provenant d’une location ou d’une location saisonnière.
Frais liés à l’achat d’un bien immobilier
Le visa à but non lucratif n’exige pas la possession d’un bien immobilier, mais les demandeurs qui achètent un bien immobilier en Espagne doivent prévoir, en plus du prix d’achat, les frais de transaction.
Les coûts potentiels comprennent :
- TVA sur certains achats de logements neufs.
- Droits de timbre, le cas échéant.
- Droits de mutation immobilière sur les biens immobiliers en revente.
- Frais de notaire.
- Frais d’enregistrement foncier.
- Frais juridiques.
- Les honoraires d’agent immobilier, le cas échéant.
- Frais liés au crédit immobilier et aux opérations bancaires, le cas échéant.
- Impôts locaux et régionaux.
Les taux d’imposition varient en fonction de la communauté autonome, du type de bien immobilier, du prix d’achat et de la situation de l’acheteur.
Un avocat espagnol indépendant devrait procéder à une vérification préalable, comprenant notamment des contrôles portant sur :
- Titre.
- Charges et restrictions.
- Conformité en matière d’urbanisme et de construction.
- Frais de copropriété impayés.
- Impôts locaux.
- Les questions relatives aux services publics et aux infrastructures.
Résidence fiscale
La résidence au sens de la législation sur l’immigration et la résidence fiscale sont deux notions distinctes.
Le fait de passer plus de 183 jours en Espagne au cours d’une année civile peut constituer un facteur important pour déterminer la résidence fiscale espagnole, mais d’autres éléments peuvent également entrer en ligne de compte, notamment le centre d’intérêts économiques et les présomptions légales.
La résidence fiscale peut avoir une incidence sur :
- Revenus mondiaux.
- Fiscalité des retraites.
- Revenus d’investissement.
- Revenus locatifs.
- Plus-values.
- Impôts sur la fortune et impôts de solidarité.
- Fiscalité des successions et des donations.
- Obligations de déclaration.
- Allègement prévu par le traité.
Les candidats sont invités à consulter un conseiller fiscal espagnol et, le cas échéant, un conseiller fiscal de leur ancien pays de résidence avant de déménager.
Liste de contrôle pratique
Avant de déposer une demande, le demandeur doit :
- Vérifiez qu’il s’agit bien du consulat espagnol concerné.
- Vérifiez si le demandeur a besoin d’un titre de séjour britannique ou d’un autre justificatif de sa situation juridique.
- Téléchargez les formulaires et la liste de contrôle en vigueur.
- Veuillez vérifier le seuil financier minimum applicable selon l’IPREM.
- Vérifiez les justificatifs financiers requis.
- Souscrivez une assurance maladie conforme.
- Procurez-vous des extraits récents de casier judiciaire lorsque cela est nécessaire.
- Veuillez vous procurer le certificat médical.
- Obtenir des apostilles ou des légalisations.
- Faites réaliser des traductions officielles en espagnol.
- Veuillez confirmer le justificatif d’hébergement.
- Vérifiez les frais en vigueur et les modes de paiement.
- Prenez rendez-vous via le système agréé.
- Conservez des copies de tous les documents que vous remettez.
- Prévoyez le rendez-vous TIE après votre arrivée.
- Demandez conseil en matière d’immigration et de fiscalité si le dossier concerne le télétravail, une activité professionnelle, des investissements complexes, des revenus locatifs ou des absences prolongées.
Foire aux questions
Dois-je acheter un logement ?
Non. Il n’est pas nécessaire d’être propriétaire d’un logement. Les demandeurs peuvent présenter un justificatif de location ou tout autre justificatif accepté par le consulat compétent.
Puis-je travailler avec un visa à but non lucratif ?
Ce visa est destiné à un séjour sans exercice d’une activité professionnelle ou d’un travail rémunéré. Les demandeurs qui envisagent de travailler à distance ou d’exercer une activité commerciale doivent se renseigner sur une autre voie d’immigration avant de déposer leur demande.
Puis-je utiliser mon épargne plutôt que mes revenus ?
Les économies peuvent être prises en compte, mais le demandeur doit justifier de moyens financiers suffisants et disponibles, sous une forme acceptée par le consulat. Il convient de vérifier au préalable les justificatifs exacts requis.
Puis-je inclure mon conjoint et mes enfants ?
Les conjoints, partenaires et enfants remplissant les conditions requises peuvent être inclus dans la demande ou présenter une demande en tant que membres de la famille accompagnants, sous réserve des conditions applicables. Chaque membre de la famille augmente le montant des ressources financières requises et peut nécessiter des pièces justificatives distinctes.
Peut-on inclure les enfants majeurs ?
Les enfants majeurs ne sont pas automatiquement éligibles. Il peut être nécessaire de prouver leur dépendance financière ainsi que d’autres conditions pertinentes.
Que se passe-t-il si mes revenus diminuent ?
Une baisse de revenus peut avoir une incidence sur le renouvellement si le demandeur n’est plus en mesure de justifier des moyens financiers suffisants. Une baisse temporaire des rendements des placements ne doit pas être considérée comme sans conséquence, et une baisse permanente doit faire l’objet d’un examen avec un conseiller en immigration avant le renouvellement.
Puis-je quitter l’Espagne pour de longues périodes ?
Les absences prolongées peuvent avoir des répercussions sur le renouvellement de titre de séjour, la résidence de longue durée, la nationalité et la résidence fiscale. Il est recommandé au demandeur de conserver des justificatifs de voyage précis et de demander conseil avant de prévoir des séjours prolongés à l’étranger.
Que se passe-t-il si la demande est rejetée ?
Le demandeur doit prendre connaissance sans délai de la notification de refus. Celle-ci doit préciser les voies de recours disponibles ainsi que le délai à respecter. Selon le motif du refus, il peut être opportun de former un recours ou de déposer une nouvelle demande.
Combien coûte le visa ?
Il n’existe pas de montant forfaitaire unique applicable à tous les demandeurs. Le montant total peut inclure les frais de visa nationaux, les frais d’autorisation de séjour, les frais de service du centre des visas, les frais de traduction, les frais d’apostille ou de légalisation, les frais d’examen médical, l’assurance ainsi que les honoraires juridiques ou professionnels. Les demandeurs britanniques sont invités à consulter le barème des frais en vigueur du consulat d’Espagne à Londres ainsi que les éventuels frais BLS applicables juste avant de déposer leur demande.
L’inscription au registre municipal (empadronamiento) entraîne-t-elle l’acquisition du statut de résident ?
Non. L’« empadronamiento » est un enregistrement municipal d’une personne résidant dans cette commune. Il ne confère pas en soi un titre de séjour au titre de l’immigration. C’est l’autorisation d’immigration et les documents qui s’y rapportent qui établissent le statut de résident.
Vous envisagez de vous installer en Espagne ?
Le visa à but non lucratif est soumis à des exigences strictes en matière de ressources financières, d’assurance et de documents, et la réglementation est susceptible d’évoluer. Veillez à tout faire correctement dès le départ. Contactez dès aujourd’hui le cabinet Vázquez Lawyers pour bénéficier de conseils spécialisés concernant votre demande de permis de séjour en Espagne.
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