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Hériter d’un bien immobilier en Espagne ? Voici ce que vous devez savoir

Un guide rédigé en langage simple sur le droit successoral espagnol à l’intention des ressortissants étrangers : le cadre juridique, les échéances fiscales et comment protéger vos héritiers.

La gestion d’un héritage en Espagne peut s’avérer complexe sur les plans juridique et administratif, en particulier lorsque les héritiers résident hors d’Espagne. Il existe des délais à respecter, des obligations fiscales spécifiques et un cadre procédural qui diffère considérablement de ce à quoi les héritiers britanniques, français et d’autres pays européens sont habitués dans leur pays d’origine. Il est essentiel de bien comprendre les étapes clés — et d’agir sans tarder — afin de protéger la succession.

Gerardo Vázquez, du cabinet Vázquez Lawyers, possède de nombreuses années d’expérience dans ce domaine ; il a notamment participé à une affaire jugée par la Cour suprême espagnole qui a fait jurisprudence, avant même l’adoption du règlement de l’UE sur les successions, concernant la loi applicable à la succession espagnole d’un ressortissant britannique résidant en Espagne. Quel que soit le cabinet auquel vous faites appel, n’essayez pas de vous débrouiller seul : demandez des conseils spécifiques.

Avant toute chose, précisons un point : le délai de paiement des droits de succession espagnols est de six mois à compter de la date du décès. Cette règle s’applique que vous résidiez en Espagne ou à l’étranger. En cas de doute, contactez un avocat spécialisé en droit successoral espagnol dès que possible après un décès.

A — Comment le droit successoral espagnol s’applique-t-il aux ressortissants étrangers ?

Quelle législation s’applique à une succession espagnole lorsque le défunt était un ressortissant étranger ?

Depuis 2015, le règlement (UE) n° 650/2012 — le règlement de l’Union européenne sur les successions — permet à toute personne de choisir, dans son testament, que la loi de son pays de nationalité s’applique à l’ensemble de sa succession, y compris aux biens détenus en Espagne. En l’absence d’un tel choix, la règle par défaut est la loi du lieu de résidence habituelle au moment du décès.

Pour les ressortissants britanniques, français, belges et allemands propriétaires d’un bien immobilier en Espagne, cette distinction revêt une importance particulière. La succession d’un ressortissant britannique résidant habituellement en Espagne qui décède sans testament ni choix en vertu du règlement de l’UE sur les successions sera intégralement régie par le droit espagnol — y compris les règles espagnoles relatives à la réserve héréditaire (voir la section B). La succession d’un ressortissant britannique résidant habituellement au Royaume-Uni et décédé sans testament pourra être régie par le droit anglais, mais les procédures administratives espagnoles s’appliqueront néanmoins aux biens situés en Espagne.

À la suite du Brexit, le Royaume-Uni ne participe plus au règlement de l’UE sur les successions en tant qu’État membre. Toutefois, ce règlement autorise toujours les ressortissants de pays tiers à choisir la loi applicable en matière de succession : un ressortissant britannique peut ainsi valablement opter pour le règlement de l’Union européenne sur les successions dans un testament rédigé en Espagne. Il s’agit là d’un domaine dans lequel il est essentiel de bénéficier de conseils juridiques spécialisés et bilingues, car l’interaction entre les droits successoraux anglais et espagnols peut entraîner des résultats inattendus.

Même lorsque le droit étranger régit le partage d’une succession, les règles de procédure espagnoles s’appliquent aux biens situés physiquement en Espagne. En règle générale, la succession doit être acceptée par acte notarié, l’impôt doit être acquitté et le registre foncier doit être mis à jour.

Quelle est la règle par défaut en l’absence de testament et de choix ?

En l’absence de testament, les règles espagnoles de succession ab intestat s’appliquent aux biens situés en Espagne si le défunt avait sa résidence habituelle en Espagne. Si le défunt résidait habituellement à l’étranger, c’est la loi de son pays de résidence habituelle qui régit la répartition des biens ; toutefois, les héritiers doivent tout de même accomplir toutes les démarches administratives espagnoles pour régler la succession des biens situés en Espagne, notamment obtenir une « Declaración de Herederos Abintestato » (une déclaration officielle, judiciaire ou notariale, identifiant les héritiers conformément à la loi applicable).

Dans la pratique, le fait de décéder sans testament entraîne presque toujours une procédure nettement plus longue et plus coûteuse pour les héritiers.

B — La réserve héréditaire et la « légitime »

Un ressortissant étranger peut-il léguer son bien immobilier situé en Espagne à la personne de son choix ?

Si le droit espagnol s’applique à la succession — soit parce que le défunt avait sa résidence habituelle en Espagne, soit parce qu’aucun choix n’a été fait en vertu du règlement de l’Union européenne sur les successions —, les règles espagnoles relatives à la réserve héréditaire restreignent considérablement la liberté testamentaire. Le concept clé est celui de la « legítima »: il s’agit des parts obligatoires de la succession qui doivent être attribuées aux héritiers réservataires, quelles que soient les dispositions du testament.

Bien que cela puisse varier dans certaines régions autonomes d’Espagne, en vertu du Code civil espagnol, la succession est divisée en trois tiers égaux :

  • Étape 1 — La part légitime stricte (tercio de legítima estricta) : ce tiers doit être réparti à parts égales entre les enfants et les descendants. Il ne peut être ni modifié, ni réduit, ni légué à quiconque d’autre.
  • Étape 2 — La « mejora » (tercio de mejora) : ce deuxième tiers doit également être transmis aux enfants ou aux petits-enfants, mais le testateur peut choisir de le répartir de manière inégale — en favorisant un enfant par rapport à un autre, par exemple.
  • Étape 3 — Le tiers librement disponible (tercio de libre disposición) : ce dernier tiers peut être légué à toute personne de l’ choix du testateur, qu’il s’agisse d’un conjoint survivant, d’une association caritative ou d’un ami.

Le conjoint survivant n’hérite pas automatiquement d’une part de la « legítima », mais il a généralement droit à l’usufruit (droit d’usage et de jouissance) du tiers de la « mejora » pendant toute sa vie.

Ces règles s’appliquent au Code civil espagnol général. Les variations régionales sont importantes : le Pays basque, la Catalogne et la Navarre disposent chacun de leur propre régime de réserve héréditaire, qui peut différer considérablement de ce qui précède. C’est la région où le défunt avait sa résidence habituelle — et non celle où se trouvent les biens — qui détermine quelles règles régionales s’appliquent.

Le fait d’opter pour le règlement de l’Union européenne sur la succession dans un testament espagnol correctement rédigé pourrait prévaloir sur ces dispositions, offrant ainsi au testateur une plus grande liberté dans la répartition de sa succession.

Et si le défunt n’était pas résident en Espagne ?

Si le défunt, qui n’était pas de nationalité espagnole, résidait habituellement dans son pays d’origine (Royaume-Uni, France, Belgique, Allemagne, etc.), ce sont les règles successorales de ce pays qui s’appliquent à la répartition globale de la succession. Les règles espagnoles relatives à la réserve héréditaire ne s’appliqueraient pas. Toutefois, les biens situés en Espagne doivent tout de même être traités par les voies administratives espagnoles, et les héritiers doivent tout de même accomplir les formalités espagnoles, quelle que soit la loi régissant le partage.

C — Rédaction d’un testament et planification successorale

Qu’est-ce qu’un testament espagnol et pourquoi est-ce important ?

Un testament espagnol officiel (testamento notarial) est un document établi devant un notaire espagnol et enregistré au Registre central des testaments (Registro de Últimas Voluntades). Il ne porte généralement que sur les biens situés en Espagne du défunt et peut être distinct de tout testament établi au Royaume-Uni, en France ou ailleurs.

Le fait de disposer d’un testament espagnol simplifie considérablement la procédure de succession pour les héritiers. En l’absence d’un tel testament, les héritiers doivent se soumettre à une procédure plus longue et plus coûteuse pour déterminer qui a droit à l’héritage — généralement une déclaration notariée d’héritiers — avant que les biens situés en Espagne puissent être transférés. Pour tout ressortissant britannique, français, belge ou allemand possédant des biens immobiliers ou des actifs financiers en Espagne, la rédaction d’un testament espagnol constitue l’une des mesures les plus importantes qu’il puisse prendre.

Le testament espagnol peut inclure un choix explicite, en vertu du règlement européen sur les successions, de la loi applicable en matière de nationalité, ce qui prévaut sur les règles espagnoles relatives à la réserve héréditaire et, dans certains cas, confère au testateur une liberté testamentaire sur sa succession espagnole. Le cabinet Vázquez Lawyers peut rédiger un testament espagnol pour ses clients avant qu’il ne soit trop tard et que la succession ne soit répartie autrement que prévu.

Un testament étranger peut-il être valable en Espagne ?

Un testament rédigé au Royaume-Uni, en France ou dans un autre pays est techniquement valable en Espagne s’il respecte les règles internationales applicables. Toutefois, l’utilisation d’un testament étranger en Espagne nécessite une apostille, une traduction certifiée en espagnol et des démarches administratives supplémentaires. Cela entraîne des retards et des coûts supplémentaires, et accroît considérablement la complexité de la procédure successorale pour les héritiers. Il est toujours préférable de rédiger un testament espagnol distinct ne portant que sur les biens situés en Espagne.

Existe-t-il d’autres outils de planification ?

Donations entre vifs : le transfert de biens du vivant du propriétaire peut réduire la masse successorale imposable, mais les donations sont également soumises à l’impôt espagnol sur les successions et les donations (l’« Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones » s’applique à la fois aux successions et aux donations), et une analyse fiscale s’impose avant de procéder à une telle opération.

D — Le processus de succession, étape par étape

La procédure successorale espagnole prend généralement entre trois et six mois lorsqu’il existe un testament espagnol valide. En l’absence de testament, la procédure prend généralement beaucoup plus de temps. Sous réserve de certaines exceptions, les documents étrangers doivent être munis d’une apostille et traduits officiellement en espagnol pour pouvoir être utilisés en Espagne.

Étape 1 — Obtenir l’acte de testament

La première étape consiste à demander un certificat de testament auprès du Registre central des dernières volontés (Registro de Últimas Voluntades) en Espagne. Cette recherche permet de vérifier s’il existe un testament espagnol et, le cas échéant, d’obtenir les coordonnées du notaire auprès duquel il est conservé. Si aucun testament espagnol n’est enregistré, la démarche suivante dépend de l’existence et de la validité d’un testament étranger.

Étape 2 — Obtenir une « Declaración de Herederos Abintestato » (si nécessaire)

En l’absence de testament espagnol valide, les héritiers doivent obtenir une déclaration officielle d’un notaire (ou, dans certains cas, d’un tribunal) établissant qui a droit à l’héritage en vertu de la loi applicable. Il s’agit d’une procédure plus longue et plus coûteuse que celle consistant à disposer d’un testament valide.

Étape 3 — Accepter la succession et obtenir l’acte de succession

Les héritiers acceptent la succession et se présentent devant un notaire afin de signer l’acte d’acceptation de succession (acta de aceptación de herencia). À ce stade, le notaire vérifie que les biens sont correctement décrits dans l’acte et que les héritiers sont dûment identifiés. Le notaire vous expliquera également les implications fiscales liées à la succession (voir la section E).

Étape 4 — Régler les dettes de la succession

La succession est responsable de toutes les dettes du défunt, qu’il s’agisse d’hypothèques, d’impôts fonciers impayés ou d’autres dettes. Celles-ci doivent être réglées à partir des actifs liquides de la succession. Lorsque la succession ne dispose pas d’actifs liquides suffisants pour payer toutes les dettes, les héritiers peuvent se trouver confrontés à des choix difficiles quant aux biens à vendre ou aux créanciers à rembourser.

Étape 5 — Régler les droits de succession espagnols

L’impôt sur les successions et les donations espagnol (Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, ISD) doit être acquitté dans un délai de six mois à compter de la date du décès. Une prolongation de six mois supplémentaires peut être demandée, mais uniquement si la demande est introduite au cours des cinq premiers mois.

Cette taxe relève de l’autoliquidation : il incombe aux héritiers d’en calculer le montant exact et de le régler. Votre avocat ou votre notaire se charge de cette démarche, établit la déclaration fiscale et la dépose auprès de l’autorité régionale compétente.

Étape 6 — Enregistrer le bien immobilier et transférer les actifs

Une fois les droits de succession acquittés, le registre foncier doit être mis à jour afin d’indiquer le ou les nouveaux propriétaires. Une fois l’enregistrement effectué, le bien immobilier hérité peut être vendu, hypothéqué ou cédé à nouveau. Les comptes bancaires sont transférés aux héritiers dès que les documents requis ont été présentés à la banque.

E — Droits de succession en Espagne

Quel sera le montant des droits de succession que devront payer les héritiers en Espagne ?

L’impôt sur les successions (ISD) en Espagne est géré au niveau régional, ce qui entraîne des variations importantes du montant à payer en fonction de la localisation du bien immobilier et du lieu de résidence habituel du défunt. Le taux de base national correspond à une fourchette de taux, auxquels s’ajoutent éventuellement des coefficients, mais la plupart des régions appliquent leurs propres abattements et déductions, qui peuvent réduire considérablement — voire, dans certains cas, supprimer — l’impôt pour les héritiers directs.

Le montant de l’impôt dépend de trois facteurs principaux : la valeur des biens hérités, le lien de parenté entre l’héritier et le défunt (les héritiers directs — enfants, conjoints, parents — bénéficient d’abattements plus élevés que les parents plus éloignés ou les bénéficiaires sans lien de parenté) et le patrimoine dont disposait l’héritier avant l’héritage.

En Andalousie — où le cabinet Vázquez Lawyers exerce ses activités —, des abattements importants sont accordés aux conjoints et aux enfants, ce qui réduit considérablement la charge fiscale des héritiers directs dans la plupart des cas.

Depuis un arrêt rendu en 2014 par la Cour de justice de l’Union européenne, les non-résidents ont le droit de bénéficier du régime régional de la communauté autonome où se trouve le bien immobilier, plutôt que du barème national moins favorable qui s’appliquait auparavant aux non-résidents. Il s’agit là d’une amélioration significative pour les héritiers étrangers, ce qui signifie qu’un héritier britannique héritant d’un bien immobilier en Andalousie peut bénéficier des abattements régionaux de l’Andalousie.

Cet héritage pourrait-il être imposé à la fois en Espagne et au Royaume-Uni ?

Cela dépend du lieu où le défunt était domicilié ou résidait à des fins fiscales, ainsi que de la nature des biens. L’Espagne a conclu des conventions de double imposition avec plusieurs pays concernant les successions. En l’absence de convention — et il n’existe actuellement aucune convention globale de double imposition entre l’Espagne et le Royaume-Uni couvrant spécifiquement les droits de succession —, un mécanisme d’imputation peut s’appliquer, permettant de déduire l’impôt payé dans un pays de l’impôt dû dans l’autre. Cette situation nécessite un examen approfondi et dépend des faits concrets.

Foire aux questions sur les successions en Espagne

Combien de temps faut-il pour régler une succession en Espagne ?

Une succession simple, sur la base d’un testament espagnol valide, prend généralement entre trois et six mois, depuis la date du décès jusqu’à l’achèvement des formalités. Les cas où il n’existe pas de testament espagnol, ceux impliquant plusieurs héritiers résidant dans différents pays ou ceux comportant un patrimoine complexe prennent beaucoup plus de temps.

Puis-je gérer un héritage espagnol depuis le Royaume-Uni — ou depuis la France ou l’Allemagne — sans me rendre en Espagne ?

Oui. Grâce à une procuration correctement rédigée, votre avocat espagnol peut se charger de toutes les étapes de la procédure en votre nom, y compris la signature de l’acte de succession chez le notaire. Le cabinet Vázquez Lawyers gère régulièrement à distance des dossiers successoraux pour le compte d’héritiers résidant hors d’Espagne.

Quelle est la date limite pour le paiement des droits de succession en Espagne ?

Les droits de succession espagnols doivent être acquittés — ou une prolongation doit être officiellement demandée — dans un délai de six mois à compter de la date du décès. Une prolongation supplémentaire de six mois est possible, mais elle doit être demandée au cours des cinq premiers mois. À défaut de paiement ou de demande de prolongation avant la fin du sixième mois, des majorations et des intérêts s’appliquent automatiquement.

Ai-je besoin d’un testament rédigé en espagnol si je possède un bien immobilier en Espagne ?

Un testament espagnol n’est pas une obligation légale, mais il simplifie considérablement la procédure successorale pour vos héritiers. Sans testament, ceux-ci doivent faire face à une procédure plus longue et plus coûteuse — généralement une déclaration notariée d’héritiers — avant que les biens puissent être transférés. Pour toute personne possédant des biens immobiliers ou des actifs financiers en Espagne, la rédaction d’un testament espagnol constitue l’une des mesures les plus judicieuses qu’elle puisse prendre.

Le bien immobilier espagnol hérité peut-il être vendu avant que la succession ne soit réglée ?

Non. Le bien ne peut être vendu tant qu’il n’a pas été transféré au nom des héritiers, ce qui nécessite la formalisation de l’acte de succession et le paiement des droits de succession applicables. Toute tentative de vente avant cette étape entraîne des complications pour les parties concernées.

Que se passe-t-il si nous ne parvenons pas à retrouver un testament espagnol ?

Le Registre central des dernières volontés (Registro de Últimas Voluntades) d’Espagne constitue la source de référence en matière de testaments espagnols. Votre notaire se procure un certificat de testament dans le cadre de la procédure habituelle de toute succession. Si le registre confirme qu’il n’existe aucun testament espagnol, et à moins qu’un testament non espagnol ne puisse être pris en compte, la succession est traitée comme une succession ab intestat — une déclaration notariée des héritiers est alors requise pour déterminer qui a droit à l’héritage avant que la procédure puisse se poursuivre.

Quelles sont les conséquences du règlement de l’UE sur les successions pour les ressortissants britanniques après le Brexit ?

Le règlement (UE) n° 650/2012 relatif aux successions autorise toujours les ressortissants de pays tiers — y compris les ressortissants britanniques — à choisir, dans leur testament, que la loi de leur nationalité régisse l’ensemble de leur succession. Ce choix doit être formulé expressément dans un testament rédigé en bonne et due forme. En l’absence d’un tel choix, c’est le lieu de résidence habituelle au moment du décès qui détermine la loi applicable ; pour les ressortissants britanniques résidant en Espagne, cela signifie que la loi espagnole s’applique intégralement, y compris les règles relatives à la réserve héréditaire.

Quels sont les abattements fiscaux applicables en matière de droits de succession en Andalousie ?

L’Andalousie prévoit actuellement des abattements importants pour les héritiers directs — enfants, conjoints et parents — qui, dans de nombreux cas, réduisent considérablement, voire suppriment, l’assujettissement aux droits de succession. Le montant exact dépend de la valeur de la succession, du lien de parenté entre l’héritier et le défunt, ainsi que du patrimoine préexistant de l’héritier. Ces abattements sont susceptibles d’évoluer et votre avocat ou votre notaire calculera le montant applicable dans le cadre de la préparation de la déclaration fiscale.

Que doivent faire les héritiers si des comptes bancaires espagnols ont été gelés après le décès ?

Les banques espagnoles gèlent systématiquement les comptes au nom du défunt dès qu’elles sont informées du décès. Les comptes restent gelés jusqu’à ce que la succession soit officiellement réglée et que les héritiers aient présenté à la banque les documents requis — l’acte de succession et la preuve du paiement des droits de succession. Votre avocat pourra vous indiquer s’il est possible d’accéder en urgence aux fonds en cas de situation d’urgence, et se chargera de coordonner le processus de transfert des comptes une fois toutes les formalités accomplies.

Est-il possible de renoncer à un héritage en Espagne ?

Oui. Tout héritier a le droit de renoncer entièrement à un héritage. Cela peut s’avérer judicieux lorsque la succession comporte des dettes importantes : en effet, en vertu du droit espagnol, une acceptation inconditionnelle implique que l’héritier hérite à la fois des actifs et des passifs.

Vous avez besoin d’organiser votre succession en Espagne ?

Ne laissez pas vos héritiers confrontés à des retards, à des complications et à l’incertitude. Un testament espagnol rédigé en bonne et due forme et un plan clair protègent les intérêts de votre famille. Contactez dès aujourd’hui le cabinet Vázquez Lawyers pour mettre votre patrimoine espagnol à l’abri.